Les costumes d’Anthony Powell

Visite des ateliers de costumes, au dernier étage du Châtelet. Là, sous les toits, s’affairent les couturiers qui assemblent et donnent vie aux innombrables costumes de la production de Singin’ in the Rain, créés par Anthony Powell.

Théâtre de production, le Châtelet produit l’ensemble des costumes, faits sur mesure pour chacun des artistes. Il en va de même pour les décors, les accessoires, le maquillage, les perruques… Vous pourrez voir tout cela sur scène à partir du 28 novembre au Grand Palais !

D’origine britannique, formé à la Central School of arts and Crafts de Londres, puis assistant de Cecil Beaton et Oliver Messel, Anthony Powell remporte, en 1963, le « Tony Award » des meilleurs costumes pour la pièce School for Scandal de Sheridan, jouée et mise en scène par John Gielgud à Londres et à New York. Dès lors, il enchaîne les succès, au théâtre parlé (Comedy of Errors à la Royal Shakespeare Company, Private Lives de Noel Coward à Londres, New York et en tournée américaine…) comme dans l’univers de la comédie musicale (Sunset Boulevard d’Andrew Lloyd Webber à Londres, puis aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Australie, The Adventures of Tom Sawyer de Don Schlitz à Broadway…).
Au cinéma, il obtient son premier Oscar des meilleurs costumes en 1973, pour le film Travels with my Aunt de George Cukor. Il remporte le deuxième six ans plus tard, pour Death on the Nile de John Guillermin, et le troisième en 1981 pour Tess de roman Polanski. Faisant régulièrement équipe avec ce dernier, Anthony Powell signe ensuite pour lui les costumes d’Amadeus de Peter Shaffer (1981) et Hedda Gabler d’Ibsen (2003) au Théâtre Marigny, ainsi que ceux des films Pirates (qui lui vaut un César en 1987), Frantic et The Ninth Gate. Il collabore également avec Franklin Schaffner pour Papillon, Robert Altman pour Buffalo Bill and the Indians, et Steven Spielberg pour les deuxième et troisième volets de la saga Indiana Jones et Hook.
Anthony Powell a aussi abordé l’opéra, avec notamment Capriccio à l’Opéra National de Paris en 2004, dans une mise en scène de Robert Carsen. Il collabore à nouveau avec le metteur en scène sur le musical My Fair Lady, créé au Théâtre du Châtelet en coproduction avec le Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Il a reçu des « Lifetime Achievement Awards » pour l’ensemble de sa carrière théâtrale et cinématographique à Hollywood, New York et en Italie.